Jérôme Minière

miniereOriginaire d’Orléans en France, Jérôme Minière est installé à Montréal au Québec. En 1996, il sort un premier album Monde pour n’importe qui paru sur le label Lithium en France. En 1998, un nouvel album sort La nuit éclaire le jour qui suit qui confirme son goût pour l’exploration électronique. Jérôme participe alors aux Transmusicales de Rennes, aux Francofolies de Montréal, au Printemps de Bourges et se produit dans plusieurs villes européennes et québécoises.

Installé à Montréal, il tisse des liens avec le réseau des musiques électroniques. Il collabore avec le Collectif ORAL pour différents projets. Il conçoit l’espace sonore de Darboral, une installation chorégraphie de Massimo Guerrera présentée au Musée d’Art Contemporain de Montréal. Il participe également à l’événement MUTEK.

En 2001, Minière rejoint les disques de La Tribu et propose un premier projet entièrement électro, l’album intitulé Jérôme Minière présente Herri Kopter (prix Félix Album Électronique 2002). Un docu-fiction comme une trame sonore de film, reflétant l’univers symphonique d’un compositeur bricoleur, ludique, sensuel et inspiré. Un an plus tard, publication de Petit Cosmonaute (La Tribu), 14 chansons à travers lesquelles il laisse parler sa culture pop. Des textes impressionnistes sur des musiques mixant swing acoustique et bricolages électroniques, regards d’un Petit Cosmonaute sur une bien petite planète. Jérôme remporte le prix québécois du Félix Auteur-Compositeur de l’Année au Gala de l’ADISQ 2003, un prix prestigieux pour un si jeune artiste.

En 2004, Jérôme Minière lance Chez Herri Kopter, un album qui poursuit l’exploration électro entamée en 2002. Un projet poético-politique qui rejoint un public québécois dorénavant plus vaste.

Jérôme Minière sort un tout nouvel album Jérôme Minière au Grand Théâtre en 2005 : un double réunissant un CD enregistré devant public et un DVD plus que complet proposant près de trois heures d’images. Fruit d’une résidence tenue pendant une belle semaine au Grand Théâtre de Québec pendant le Festival d’Été, cet objet de plaisir témoigne en quelque sorte du travail de Jérôme Minière au fil des deux dernières années.

Point de vue collaborations, Jérôme Minière réalisé un album pour Michel Faubert et a composé une musique pour un film de la chorégraphe Ginette Laurin (O Vertigo). Il a aussi remixé une pièce de Jean-Pierre Ferland pour la réédition du coffret Jaune et une chanson de Pierre Lapointe pour un album spécial. Il participe également à l’album pour enfants Wapiti ! de La montagne secrète. Il a également composé la musique d’une pièce de théâtre du metteur en scène Denis Marleau.

En 2007, sortie du nouvel opus, intitulé Cœurs. Jérôme Minière laisse de côté son ami Herri Kopter le temps d’un album pour nous proposer des textes d’une clarté bouleversante, des musiques raffinées tissées de sonorités électro organiques, d’ambiances folk et de solides moments rock. Un album d’une extrême maturité, intime et universel à la fois, qui s’avère un véritable coup de cœur tant pour les critiques que pour le public.

En 2008, il est invité en résidence avec Temps d’images à L’usine C, séjour de recherche et création qui donnera naissance au spectacle chanson/vidéo Autoplayback présenté notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, au Musée National des Beaux-Arts du Québec et à La Ferme du Buisson (Noisiel en France).

Jérôme Minière propose Le vrai le faux, un nouvel album qui reçoit un accueil des plus chaleureux de la part des médias et de la critique. On l’annonce déjà comme l’un des albums phare de l’année. Le projet est accompagné d’une série de capsules animées qui relate la fabrication du vrai et du faux, une réflexion humoristique et poétique autour de la création du disque et des nouveaux enjeux imposés par ce que l’on nomme désormais la crise du disque.

Plus d’infos : jeromeminiere.ca